De l’esclavage du corset à la libération du soutien-gorge

Imaginez un monde où les femmes étaient littéralement emprisonnées dans leurs vêtements. Eh bien, ça a été le cas pendant longtemps avec le corset. Porté depuis le XVIe siècle, il contraignait le corps féminin à une forme idéale mais souvent douloureuse. Cette mode a persisté jusqu’au début du XXe siècle avant qu’un vent de libération ne souffle. L’abandon progressif du corset, symbolisé par le lancement du soutien-gorge par Mary Phelps Jacob en 1914, a marqué un tournant majeur. La liberté de mouvement qu’il a offerte a accompagné l’évolution des rôles sociaux des femmes, une petite révolution vestimentaire, en quelque sorte.

Les dessous révolutionnaires : Symboles de liberté et d’égalité

Avec l’émancipation des femmes, les sous-vêtements ont également subi des transformations radicales. Pendant les années 60 et 70, les soutien-gorge ont été brûlés publiquement lors des manifestations féministes. Ces sous-vêtements n’étaient pas juste des vêtements, mais des symboles de liberté et d’affirmation. En 1968, lors du concours de Miss America, des activistes ont jeté des soutien-gorge dans une “poubelle de la liberté”, marquant ainsi leur rejet de la répression physique et sociale. Cela a permis non seulement de libérer le corps, mais aussi l’esprit des femmes.

Les marques pionnières et les mouvements féministes : Une histoire entrelacée

Certaines marques ont véritablement été à l’avant-garde de cette révolution. Rihanna avec Savage X Fenty a redéfini les standards de beauté en prônant l’inclusivité et la diversité. Les marques comme ThirdLove utilisent des données collectées auprès de millions de clientes pour offrir des tailles adaptées à toutes les morphologies, contribuant ainsi à la transformation des normes.

Ces évolutions ne sont pas seulement le résultat de décisions commerciales, mais souvent d’initiatives féministes. Des mouvements comme le body positive et le No Bra ont eu un impact crucial sur la perception et la production de lingerie, affirmant que le confort prime sur les canons esthétiques imposés.

Quelques chiffres pour étayer cela :

  • Une étude menée par l’Université de Franche-Comté en 2013 a révélé que plus de 88% des femmes interrogées portaient des soutien-gorge mal ajustés.
  • Selon une enquête de Statista en 2020, 43% des femmes ont exprimé leur préférence pour des brassières sans armatures, soulignant une tendance vers le confort et la praticité.

L’histoire des sous-vêtements féminins est plus qu’une simple question de mode; c’est une histoire d’émancipation, de liberté et de révolutions sociales.